
山賊は女の亭主を殺す時から、どうも変だと思っていました。いつもと勝手が違うのです。どこということは分らぬけれども、変てこで、けれども彼の心は物にこだわることに慣れませんので、そのときも格別深く心にとめませんでした。
Le brigand, dès le moment où il tua le mari de la femme, eut le sentiment que quelque chose clochait.
Tout se passait différemment de d’habitude.
Il ne savait pas précisément quoi, mais c’était étrange ; pourtant, comme il n’était pas habitué à s’attarder aux choses, il ne le prit pas particulièrement à cœur, même sur le moment.
山賊は始めは男を殺す気はなかったので、身ぐるみ脱がせて、いつもするようにとっとと失せろと蹴とばしてやるつもりでしたが、女が美しすぎたので、ふと、男を斬りすてていました。彼自身に思いがけない出来事であったばかりでなく、女にとっても思いがけない出来事だったしるしに、山賊がふりむくと女は腰をぬかして彼の顔をぼんやり見つめました。今日からお前は俺の女房だと言うと、女はうなずきました。手をとって女を引き起すと、女は歩けないからオブっておくれと言います。山賊は承知承知と女を軽々と背負って歩きましたが、険(けわ)しい登り坂へきて、ここは危いから降りて歩いて貰おうと言っても、女はしがみついて厭々、厭ヨ、と言って降りません。
Au début, le brigand n’avait pas l’intention de tuer l’homme ; il comptait le dépouiller de tout ce qu’il portait et, comme il le faisait toujours, lui donner un coup de pied en lui disant de filer au plus vite. Mais la femme était trop belle ; et soudain il avait tranché l’homme.
Ce fut un événement inattendu non seulement pour lui-même, mais aussi pour la femme ; preuve en est que, lorsque le brigand se retourna, la femme, clouée sur place par surprise, fixait son visage d’un air absent.
« À partir d’aujourd’hui, tu es ma femme », dit-il ; la femme hocha la tête.
Lorsqu’il lui prit la main pour la relever, la femme dit qu’elle ne pouvait pas marcher et lui demanda de la porter sur son dos.
Le brigand répondit : « Entendu, entendu », la chargea légèrement sur son dos et se mit en marche. Mais, arrivé à une montée escarpée, comme l’endroit était dangereux, il lui demanda de descendre pour marcher ; pourtant la femme, s’agrippant à lui et disant : « Non… non… je ne veux pas. », ne descendit pas.
「お前のような山男が苦しがるほどの坂道をどうして私が歩けるものか、考えてごらんよ」
「そうか、そうか、よしよし」と男は疲れて苦しくても好機嫌でした。
「でも、一度だけ降りておくれ。私は強いのだから、苦しくて、一休みしたいというわけじゃないぜ。眼の玉が頭の後側にあるというわけのものじゃないから、さっきからお前さんをオブっていてもなんとなくもどかしくて仕方がないのだよ。一度だけ下へ降りてかわいい顔を拝ましてもらいたいものだ」
« Comment pourrais-je marcher sur une pente qui fait souffrir un montagnard comme toi ? Réfléchis un peu. »
« Ah bon, ah bon, d’accord, d’accord », répondit l’homme ; bien qu’il fût épuisé et souffrît, il restait de bonne humeur.
« Mais descends une seule fois, s’il te plaît. Comme je suis fort, ce n’est pas parce que je souffre que je veux me reposer. On n’a pas les yeux derrière la tête ; du coup, depuis tout à l’heure, en te portant sur le dos, je ne cesse de m’impatienter. Je te prie donc de descendre une seule fois pour que je puisse admirer ton joli visage.»
「厭よ、厭よ」と、又、女はやけに首っ玉にしがみつきました。
「私はこんな淋しいところに一っときもジッとしていられないヨ。お前のうちのあるところまで一っときも休まず急いでおくれ。さもないと、私はお前の女房になってやらないよ。私にこんな淋しい思いをさせるなら、私は舌を噛んで死んでしまうから」
「よしよし。分った。お前のたのみはなんでもきいてやろう」
« Non, non ! », dit encore la femme, en s’agrippant avec acharnement à son cou.
« Je ne peux pas rester immobile un seul instant dans un endroit aussi triste. Conduis-moi jusqu’à ta maison sans t’arrêter un seul instant. Sinon, je n’aurai pas la bonté de devenir ta femme. Si tu me fais me sentir aussi seule, je me mordrai la langue pour mourir. »
« D’accord, d’accord. J’accepte toutes tes demandes. »
山賊はこの美しい女房を相手に未来のたのしみを考えて、とけるような幸福を感じました。彼は威張りかえって肩を張って、前の山、後の山、右の山、左の山、ぐるりと一廻転して女に見せて、
「これだけの山という山がみんな俺のものなんだぜ」
と言いましたが、女はそんなことにはてんで取りあいません。彼は意外に又残念で、「いいかい。お前の目に見える山という山、木という木、谷という谷、その谷からわく雲まで、みんな俺のものなんだぜ」
Le brigand songea aux plaisirs de l’avenir avec cette belle épouse et éprouva un bonheur fondant. Gonflé d’orgueil, les épaules dressées, montrant les montagnes devant, les montagnes derrière, les montagnes à droite, les montagnes à gauche, il pivota tout autour et dit :
« Ces montagnes-là, elles sont toutes à moi. »
Mais la femme ne prêta absolument aucune attention à ce qu’il disait. Cela lui parut inattendu et, de plus, décevant ; il surenchérit donc :
« Écoute bien. Toutes les montagnes que tu vois, tous les arbres, toutes les vallées, et jusqu’aux nuages qui s’élèvent de ces vallées, tout cela est à moi. »
「早く歩いておくれ。私はこんな岩コブだらけの崖の下にいたくないのだから」
「よし、よし。今にうちにつくと飛びきりの御馳走をこしらえてやるよ」
「お前はもっと急げないのかえ。走っておくれ」
「なかなかこの坂道は俺が一人でもそうは駈けられない難所だよ」
「お前も見かけによらない意気地なしだねえ。私としたことが、とんだ甲斐性(かいしょ)なしの女房になってしまった。ああ、ああ。これから何をたよりに暮したらいいのだろう」
「なにを馬鹿な。これぐらいの坂道が」
「アア、もどかしいねえ。お前はもう疲れたのかえ」
「馬鹿なことを。この坂道をつきぬけると、鹿もかなわぬように走ってみせるから」
「でもお前の息は苦しそうだよ。顔色が青いじゃないか」
「なんでも物事の始めのうちはそういうものさ。今に勢いのはずみがつけば、お前が背中で目を廻すぐらい速く走るよ」
« Marche plus vite. Je ne veux pas rester sous une falaise couverte de bosses de rochers comme celle-ci. »
« D’accord, d’accord. Quand nous arriverons à la maison, je te préparerai un super repas. »
« Tu ne peux pas te dépêcher davantage ? Cours donc. »
« Cette pente-ci est, même pour moi tout seul, un passage difficile où l’on ne peut pas courir. »
« Tu es mou malgré ton apparence. Hélas, moi, je suis bêtement devenue l’épouse d’un homme aussi peu débrouillard. Ah, ah, sur quoi vais-je compter désormais dans ma vie ? »
« Quelle bêtise ! Une pente comme celle-ci ! »
« Ah, que c’est agaçant ! Tu es déjà crevé ? »
« Quelle bêtise ! Une fois cette pente franchie, je courrai si vite que pas même un cerf ne pourra m’égaler. »
« Mais ton souffle est court. Ton visage est pâle. »
« C’est toujours comme ça au début de toute chose. D’Ici peu, quand l’élan sera pris, je courrai si vite que tu en auras le vertige sur mon dos. »
けれども山賊は身体が節々からバラバラに分かれてしまったように疲れていました。そしてわが家の前へ辿たどりついたときには目もくらみ耳もなり嗄(しわが)れ声のひときれをふりしぼる力もありません。家の中から七人の女房が迎えに出てきましたが、山賊は石のようにこわばった身体をほぐして背中の女を下すだけで勢一杯でした。
Cependant, le brigand était fatigué comme si son corps s’était disloqué à toutes les jointures. Et lorsqu’il parvint devant sa maison, la tête tournant et les oreilles bourdonnant, il n’avait même plus la force d’arracher de sa gorge un seul fragment de voix rauque.
De l’intérieur de la maison, sept femmes sortirent pour l’accueillir ; mais le brigand n’eut tout juste la force que de délier son corps raidi comme une pierre et de faire descendre de son dos la femme qu’il portait.
( A suivre)