Chûya Nakahara « Os »

De « Os », Kobayashi Hidéo, meilleur et pire ami de Chûya Nahahara, a fait un éloge et a affirmé que ce poème se compose uniquement de paroles de chant, dépouillé des artifices de la poésie moderne : combinaison compliquée d’images mentales, adjectifs de haute couleur, habile utilisation de mots particuliers et sensitifs, efforts pour saisir l’insaisissable, etc.

Ailleurs, Kobayashi disait que c’était un poème de la jeunesse, et non pas celui de l’enfance. 

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Kenji MIYAZAWA, Préface du Restaurant qui commande beaucoup.

Kenji MIYAZAWA (1896-1933) est un poète et conteur, profondément enraciné dans la région nordique du Japon. 

À 13 ans, il a commencé à s’intéresser à la géologie et a fait une collection de minéraux. D’autre part, il a composé des tankas, chants traditionnels en 31 syllabes (5/7/5 7/7). Ces intérêts scientifiques et littéraires marqueront les poèmes et les contes qu’il rédigera dans sa maturité.

Il s’est également intéressé aux problèmes sociaux de la paysannerie et a intégré une école supérieure d’agronomie dans l’espoir de pouvoir être utile pour la communauté agricole de sa région. 

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Chūya Nakahara « Romance sans paroles » – C’est l’extase sensitive

Le titre de ce petit poème, « Romance sans paroles » vient sans aucun doute de celui du recueil de Paul Verlaine, Romances sans parles. Celui-ci se calque de son côté sur « Lieder ohne Worte (songs without words) » de Mendelssohn.

Chūya, tout en reconnaissant sa dette poétique envers Verlaine, chante un poème de Ça sur la trace de « C’est l’extase langoureuse », premier vers de « Ariettes oubliées I ».
https://bohemegalante.com/2019/07/10/verlaine-ariettes-oubliees-i/

Romance sans paroles

Ça se trouve au loin
Je dois attendre ici
Ici l’air est rare et pâle
Clair et faible comme racine de ciboule

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Chūya Nakahara « La Voix de la Vie »

Chūya Nakahara (1907-1937) est un poète lyrique, parfois qualifié de « Rimbaud japonais », pour ses traductions des poèmes en vers du poète français aussi bien que pour ses propres poèmes de tendance symboliste. 

Dans son enfance, il a su composer des tankas, chansons traditionnelles en 31 syllabes (5/7/5 7/7), dont certaines ont été publiées dans un journal local. 

En 1923, il a connu le mouvement du dadaïsme, et a entamé quelques poèmes de cette tendance à tel point qu’on l’appelait « dada-san »(Monsieur Dada). Puis, la lecture de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud l’ont orienté vers un symbolisme, présenté par Arthur Simons dans Le Mouvement du symbolisme dans la littérature.

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