七人の女房は今迄に見かけたこともない女の美しさに打たれましたが、女は七人の女房の汚さに驚きました。七人の女房の中には昔はかなり綺麗な女もいたのですが今は見る影もありません。女は薄気味悪がって男の背へしりぞいて、
「この山女は何なのよ」
「これは俺の昔の女房なんだよ」
と男は困って「昔の」という文句を考えついて加えたのはとっさの返事にしては良く出来ていましたが、女は容赦がありません。
「まア、これがお前の女房かえ」
「それは、お前、俺はお前のような可愛いい女がいようとは知らなかったのだからね」
「あの女を斬り殺しておくれ」
女はいちばん顔形のととのった一人を指して叫びました。
Les sept épouses furent frappées par la beauté de la femme, une beauté qu’elles n’avaient jamais vue jusque-là, tandis que la femme fut surprise de la laideur des sept épouses.
Parmi elles, il y en avait qui, autrefois, avaient été assez jolies, mais à présent, elles n’étaient plus que l’ombre d’elles-mêmes.
Saisie d’un malaise, la femme se recula derrière le dos de l’homme et dit :
« Qu’est-ce que c’est que ces femmes de la montagne ? »
« Ce sont mes anciennes épouses », répondit l’homme, embarrassé. Avoir ajouté ce mot “anciennes” n’était pas mal pour une réponse improvisée, mais la femme ne le ménagea pas.
« Ah bon, ce sont donc tes épouses ? »
« C’est que, vois-tu, je n’avais pas su qu’il puisse exister une femme aussi charmante que toi. »
« Tue-moi celle-là d’un coup de sabre », cria la femme en désignant du doigt celle dont les traits étaient les plus réguliers.
「だって、お前、殺さなくっとも、女中だと思えばいいじゃないか」
「お前は私の亭主を殺したくせに、自分の女房が殺せないのかえ。お前はそれでも私を女房にするつもりなのかえ」
男の結ばれた口から呻(うめ)きがもれました。男はとびあがるように一躍りして指された女を斬り倒していました。然し、息つくひまもありません。
「この女よ。今度は、それ、この女よ」
男はためらいましたが、すぐズカズカ歩いて行って、女の頸(くび)へザクリとダンビラを斬りこみました。首がまだコロコロととまらぬうちに、女のふっくらツヤのある透きとおる声は次の女を指して美しく響いていました。
「この女よ。今度は」
指さされた女は両手に顔をかくしてキャーという叫び声をはりあげました。その叫びにふりかぶって、ダンビラは宙を閃いて走りました。残る女たちは俄(にわか)に一時に立上って四方に散りました。
« Mais enfin, tu sais, même sans la tuer, tu n’as qu’à te dire que c’est une servante, non ? »
« Toi, tu as bien tué mon mari, et tu serais incapable de tuer ta propre femme ? Est-ce ainsi que tu comptes faire de moi ton épouse ? »
Un gémissement s’échappa des lèvres serrées de l’homme. D’un bond, il s’élança et abattit la femme désignée. Mais il n’eut même pas le temps de reprendre haleine.
« Celle-ci ! Et maintenant, celle-là ! »
L’homme hésita un instant, puis s’avança d’un pas lourd et enfonça brutalement son large sabre dans le cou de la femme. Avant même que la tête tombée n’ait cessé de rouler, la voix pleine, éclatante et limpide de la femme résonna de nouveau avec beauté en désignant la suivante :
« Celle-ci ! Maintenant… »
Celle qu’elle montrait du doigt se cacha le visage dans les mains et poussa un cri perçant. En réponse à ce cri, le sabre se leva et la lame fendit l’air dans un éclair. Les femmes restantes se levèrent soudain d’un seul bond et s’éparpillèrent dans toutes les directions.
「一人でも逃したら承知しないよ。藪(やぶ)の陰にも一人いるよ。上手へ一人逃げて行くよ」
男は血刀をふりあげて山の林を駈け狂いました。たった一人逃げおくれて腰をぬかした女がいました。それはいちばん醜くて、ビッコの女でしたが、男が逃げた女を一人あまさず斬りすてて戻ってきて、無造作にダンビラをふりあげますと、
「いいのよ。この女だけは。これは私が女中に使うから」
「ついでだから、やってしまうよ」
「バカだね。私が殺さないでおくれと言うのだよ」
「アア、そうか。ほんとだ」
« Si tu en laisses échapper une seule, je ne te le pardonnerai pas. Il y en a une cachée derrière le fourré. Et une autre qui s’enfuit par là-haut ! »
L’homme brandit son sabre ensanglanté et courut comme un forcené à travers la forêt de la montagne.
Une seule femme, qui avait tardé à fuir, était restée sur place, les jambes coupées par la terreur. C’était la plus laide de toutes, et elle était boiteuse. Lorsque l’homme, après avoir abattu celles qui s’étaient enfuies sans en épargner une seule, revint et leva négligemment son large sabre, la femme dit :
« Celle-là, ce n’est pas la peine. Je garderai celle-ci comme servante. »
« Tant qu’à faire, je vais l’achever. »
« Quel idiot ! C’est moi qui te dis de ne pas la tuer. »
« Ah, oui, c’est vrai. En effet. »
男は血刀を投げすてて尻もちをつきました。疲れがどッとこみあげて目がくらみ、土から生えた尻のように重みが分ってきました。ふと静寂に気がつきました。とびたつような怖ろしさがこみあげ、ぎょッとして振向くと、女はそこにいくらかやる瀬ない風情でたたずんでいます。男は悪夢からさめたような気がしました。そして、目も魂も自然に女の美しさに吸いよせられて動かなくなってしまいました。けれども男は不安でした。どういう不安だか、なぜ、不安だか、何が、不安だか、彼には分らぬのです。女が美しすぎて、彼の魂がそれに吸いよせられていたので、胸の不安の波立ちをさして気にせずにいられただけです。
L’homme jeta son sabre ensanglanté et s’effondra sur son séant.
La fatigue l’envahit d’un coup, sa vue se troubla, et il sentit son propre poids comme si ses hanches avaient pris racine dans la terre.
Tout à coup, il remarqua le silence.
Saisi d’une terreur fulgurante, il se retourna avec effroi : la femme se tenait là, avec un air de mélancolie indéfinissable.
L’homme eut l’impression de s’éveiller d’un cauchemar.
Son regard comme son âme furent naturellement aimantés par la beauté de la femme, au point de rester pétrifiés.
Pourtant, l’homme était inquiet. Quelle inquiétude, pourquoi l’était-il, de quoi avait-il peur ? Il ne le savait pas.
La femme était si belle, et son âme était tellement aspirée par cette beauté qu’il parvenait à ne pas trop prêter attention aux remous de l’angoisse dans son sein.
なんだか、似ているようだな、と彼は思いました。似たことが、いつか、あった、それは、と彼は考えました。アア、そうだ、あれだ。気がつくと彼はびっくりしました。
桜の森の満開の下です。あの下を通る時に似ていました。どこが、何が、どんな風に似ているのだか分りません。けれども、何か、似ていることは、たしかでした。彼にはいつもそれぐらいのことしか分らず、それから先は分らなくても気にならぬたちの男でした。
« Cela ressemble à quelque chose… », pensa-t-il.
Quelque chose de semblable, autrefois, il y en avait eu — mais quoi ? pensa-t-il.
Ah… oui, c’est cela. Lorsqu’il s’en rendit compte, il en fut surpris.
C’était sous la pleine floraison de la forêt de cerisiers.
Cela ressemblait à ce qu’il ressentait quand il passait sous ces fleurs.
Il ne savait pas où, en quoi, de quelle manière cela ressemblait.
Mais qu’il y eût quelque chose de semblable, cela, c’était certain.
C’était un homme qui, d’ordinaire, ne comprenait guère plus que cela ; et même s’il ne comprenait pas davantage, cela ne le tracassait pas.
山の長い冬が終り、山のてっぺんの方や谷のくぼみに樹の陰に雪はポツポツ残っていましたが、やがて花の季節が訪れようとして春のきざしが空いちめんにかがやいていました。
今年、桜の花が咲いたら、と、彼は考えました。花の下にさしかかる時はまだそれほどではありません。それで思いきって花の下へ歩きこみます。だんだん歩くうちに気が変になり、前も後も右も左も、どっちを見ても上にかぶさる花ばかり、森のまんなかに近づくと怖しさに盲滅法たまらなくなるのでした。今年はひとつ、あの花ざかりの林のまんなかで、ジッと動かずに、いや、思いきって地べたに坐ってやろう、と彼は考えました。そのとき、この女もつれて行こうか、彼はふと考えて、女の顔をチラと見ると、胸さわぎがして慌てて目をそらしました。自分の肚(はら)が女に知れては大変だという気持が、なぜだか胸に焼け残りました。
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Le long hiver de la montagne s’achevait. Sur les sommets, dans le creux des vallées et à l’ombre des arbres, il restait encore çà et là quelques plaques de neige, mais déjà la saison des fleurs approchait et les signes du printemps resplendissaient dans tout le ciel.
Quand les cerisiers fleuriront cette année… pensa-t-il.
Au moment où il arrive sous les fleurs, la sensation n’est pas encore si terrible. Alors, avec une résolution forcée, il ose s’avancer sous la canopée fleurie.
Mais à mesure qu’il progresse, sa raison se trouble ; devant, derrière, à droite ou à gauche, où qu’il regarde, ce ne sont que des fleurs qui s’effondrent sur lui.
Lorsqu’il approche du cœur de la forêt, il est saisi par une peur aveugle et insoutenable.
Cette année, pour une fois, au beau milieu de la forêt en pleine floraison, rester là sans bouger — non, j’oserai m’asseoir à même le sol, voilà ce qu’il se dit.
À ce moment-là, l’idée lui vint : “Et si j’emmenais aussi cette femme ?” Il jeta un coup d’œil furtif vers son visage ; aussitôt, un trouble le saisit et il détourna les yeux avec précipitation. L’idée que la femme puisse voir clair dans son ventre lui laissa, sans qu’il sache pourquoi, une brûlure au cœur.
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( À suivre)