女は大変なわがまま者でした。どんなに心をこめた御馳走をこしらえてやっても、必ず不服を言いました。彼は小鳥や鹿をとりに山を走りました。猪も熊もとりました。ビッコの女は木の芽や草の根をさがしてひねもす林間をさまよいました。然し女は満足を示したことはありません。
La femme était extrêmement égoïste. Même si on lui préparait de délicieux repas avec tout son cœur, elle ne manquait pas d’exprimer son mécontentement. Lui courait dans la montagne pour capturer de petits oiseaux et des cerfs. Il attrapait aussi des sangliers et des ours. Quant à la femme boiteuse, elle errait dans les bois tout le jour, cherchant des bourgeons d’arbres et des racines. Et pourtant, la femme ne montra jamais aucun signe de satisfaction.
「毎日こんなものを私に食えというのかえ」
「だって、飛び切りの御馳走なんだぜ。お前がここへくるまでは、十日に一度ぐらいしかこれだけのものは食わなかったものだ」
「お前は山男だからそれでいいのだろうさ。私の喉(のど)は通らないよ。こんな淋さびしい山奥で、夜の夜長にきくものと云えば梟(ふくろう)の声ばかり、せめて食べる物でも都に劣らぬおいしい物が食べられないものかねえ。都の風がどんなものか。その都の風をせきとめられた私の思いのせつなさがどんなものか、お前には察しることも出来ないのだね。お前は私から都の風をもぎとって、その代りにお前の呉(く)れた物といえば鴉(からす)や梟(ふくろう)の鳴く声ばかり。お前はそれを羞(はず)かしいとも、むごたらしいとも思わないのだよ」
« Tu oses me faire manger des choses pareilles tous les jours ! »
« Mais c’est un repas tout à fait exceptionnel ! Avant, je ne mangeais quelque chose d’aussi bon qu’une fois tous les dix jours. »
« Toi, tu es un homme de la montagne, alors cela te suffit sans doute. Mais moi, cela ne passe pas dans ma gorge. Dans un endroit aussi triste, au fond de ces montagnes, et dans la longueur des nuits, je n’entends que le cri des hiboux ; alors, au moins pour le repas, ne pourrais-je pas manger des choses aussi délicieuses que celles de la capitale ? Sais-tu ce qu’est le vent de la capitale ? Sais-tu quelle est la tristesse de celle qui en est privée ? Tu ne peux aucunement l’imaginer ! Tu m’as arraché le vent de la capitale, et ce que tu m’as donné à sa place, ce ne sont que les cris des corbeaux et des hiboux. Et cela, tu ne le trouves ni honteux ni cruel. »
女の怨(えん)じる言葉の道理が男には呑みこめなかったのです。なぜなら男は都の風がどんなものだか知りません。見当もつかないのです。この生活、この幸福に足りないものがあるという事実に就(つい)て思い当るものがない。彼はただ女の怨じる風情の切なさに当惑し、それをどのように処置してよいか目当に就(つい)て何の事実も知らないので、もどかしさに苦しみました。
L’homme ne parvenait pas à saisir la logique des paroles pleines de ressentiment de la femme.
Car il ne savait pas ce qu’était le vent de la capitale ; il ne pouvait pas se l’imaginer. Dans cette vie, dans ce bonheur, il n’avait aucune idée de ce qui pouvait y manquer en réalité. Il était simplement déconcerté par la poignante tristesse qui émanait du ressentiment de la femme et, ne sachant en rien comment y remédier, il souffrait d’une frustration impuissante.
今迄には都からの旅人を何人殺したか知れません。都からの旅人は金持で所持品も豪華ですから、都は彼のよい鴨(かも)で、せっかく所持品を奪ってみても中身がつまらなかったりするとチェッこの田舎者め、とか土百姓めとか罵(ののし)ったもので、つまり彼は都に就(つい)てはそれだけが知識の全部で、豪華な所持品をもつ人達のいるところであり、彼はそれをまきあげるという考え以外に余念はありませんでした。都の空がどっちの方角だということすらも、考えてみる必要がなかったのです。
Jusqu’à présent, combien de voyageurs venus de la capitale il avait tués, il ne s’en souvenait pas. Comme les voyageurs de la capitale étaient riches et que leurs effets étaient de grande valeur, la capitale était pour lui une bonne proie, et, quand, après avoir volé leurs biens, leur contenu se révélait décevant, il les invectivait en disant : « Misérables campagnards ! » ou « Sales paysans ! ». En fin de compte, tout ce qu’il savait de la capitale se réduisait à cela : c’était un endroit où se trouvaient des gens possédant des objets de grande valeur, et, en dehors de l’idée de les dépouiller, il n’avait aucune autre préoccupation. Il n’avait même pas besoin de penser à la direction dans laquelle se trouvait le ciel de la capitale.
女は櫛(くし)だの笄(こうがい)だの簪(かんざし)だの紅(べに)だのを大事にしました。彼が泥の手や山の獣の血にぬれた手でかすかに着物にふれただけでも女は彼を叱りました。まるで着物が女のいのちであるように、そしてそれをまもることが自分のつとめであるように、身の廻りを清潔にさせ、家の手入れを命じます。その着物は一枚の小袖(こそで)と細紐(ほそひも)だけでは事足りず、何枚かの着物といくつもの紐と、そしてその紐は妙な形にむすばれ不必要に垂れ流されて、色々の飾り物をつけたすことによって一つの姿が完成されて行くのでした。男は目を見はりました。そして嘆声(たんせい)をもらしました。彼は納得させられたのです。かくして一つの美が成りたち、その美に彼が満たされている、それは疑(うたぐ)る余地がない、個としては意味をもたない不完全かつ不可解な断片が集まることによって一つの物を完成する、その物を分解すれば無意味なる断片に帰する、それを彼は彼らしく一つの妙なる魔術として納得させられたのでした。
La femme affectionnait les peignes, les épingles, les ornements de cheveux et le fard. Il suffisait qu’il touchât à peine son vêtement de ses mains couvertes de boue ou souillées du sang des bêtes de la montagne pour qu’elle le réprimandât. Comme si le vêtement était sa vie et que le protéger fût son devoir, elle faisait maintenir la propreté autour d’elle et ordonnait d’entretenir la maison. Ce vêtement ne se suffisait pas d’un seul kimono à petites manches et d’un simple cordon : plusieurs couches de vêtements, de nombreux liens, et ces liens, noués en des formes étranges et inutilement laissés pendre, auxquels venaient encore s’ajouter diverses parures — c’est ainsi qu’une seule apparence se trouvait peu à peu achevée. L’homme en fut ébloui. Il laissa échapper une exclamation d’admiration. Il en fut convaincu. Ainsi se constituait une beauté, et il en était comblé ; cela ne faisait aucun doute. Des fragments incomplets, incompréhensibles et dépourvus de sens en eux-mêmes, en s’assemblant, achevaient une chose ; et, si l’on décomposait cette chose, elle retournait à des fragments dépourvus de sens. Cela, il s’en convainquit, à sa manière, comme d’une sorte de magie ineffable.
男は山の木を切りだして女の命じるものを作ります。何物が、そして何用につくられるのか、彼自身それを作りつつあるうちは知ることが出来ないのでした。それは胡床(こしょう)と肱掛(ひじかけ)でした。胡床はつまり椅子です。お天気の日、女はこれを外へ出させて、日向(ひなた)に、又、木陰に、腰かけて目をつぶります。部屋の中では肱掛にもたれて物思いにふけるような、そしてそれは、それを見る男の目にはすべてが異様な、なまめかしく、なやましい姿に外ならぬのでした。魔術は現実に行われており、彼自らがその魔術の助手でありながら、その行われる魔術の結果に常に訝(いぶか)りそして嘆賞するのでした。
L’homme coupait du bois dans la montagne et fabriquait les objets que la femme lui ordonnait de faire. Quels objets étaient fabriqués et à quel usage ils étaient destinés, il ne pouvait pas le savoir tant qu’il était en train de les fabriquer. C’étaient un siège pliant et un accoudoir. Le siège pliant, en somme, est une chaise. Les jours de beau temps, la femme les faisait sortir dehors et, tantôt au soleil, tantôt à l’ombre des arbres, elle s’y asseyait et fermait les yeux. À l’intérieur, appuyée contre l’accoudoir, elle semblait perdue dans ses pensées ; tout cela, aux yeux de l’homme, n’était qu’une apparence insolite, séduisante et troublante. La magie s’accomplissait réellement ; et, tout en étant lui-même l’assistant de cette magie, il ne cessait d’en être intrigué et de l’admirer.
( À suivre)