
日本の自然観をフランスで紹介しようと考えたとき、まず思ったのは、それが何に由来するのかということだった。そこで行き着いたのが、和歌の伝統である。和歌には季語があり、季節に応じてさまざまな風景が立ち上がってくる。
そんなふうに考えていたとき、ふと、和歌に詠まれた雲雀と、十二世紀フランスの詩に歌われた雲雀の姿を思い出した。どちらも人間の感情を託された鳥である。しかし、その現れ方はまったく異なり、むしろ対照的だと言ってよい。
(雲雀 万葉集の和歌とトゥルバドゥールの詩を通してみる日仏の美的感性)
この二つの雲雀を手がかりに、日本では人間と自然がどのような関係にあったのか、そしてその関係が今もなお保たれていることを、フランス語で短くまとめてみた。ここではまず、その大まかな内容を日本語で紹介し、続いて元となったフランス語の文章を転載することにする。
(1)フランス語文の概要
空へ舞い上がる雲雀を詠んだ二つの詩がある。一つは大伴家持の和歌で、春の寂しさがそのまま息づいている。もう一つは十二世紀南フランスのトルバドゥール、ベルナール・ド・ヴァンタドゥールの恋の歌である。
家持の歌はこうだ。
うらうらに 照れる春日に ひばり上がり 心悲しも ひとりし思へば
春のやわらかな光の中で雲雀が舞い上がる。そののどかな景色の中で、詩人の心はふと沈み、孤独の思いに包まれる。家持はこの歌に注を添え、春の日差しのやさしさと雲雀の声が心を慰めるのだと語っている。雲雀は春を象徴する鳥として、この季節特有の感傷と結びついているのである。
ところがヴァンタドゥールの雲雀は、まったく異なる場所へ飛び立つ。
陽の光を浴びて 雲雀が
喜びのあまり羽ばたき舞い上がり
やがて心に広がる甘美の感覚に
われを忘れて落ちる姿を見るとき
ああ どれほど羨ましく思えることか
恋の喜びに耽る人々の姿が
我ながら訝しく思える その一瞬
渇望にこの胸がはり裂けぬは何故か
そこには季節の匂いがほとんどない。鳥は抽象的な空間の中で、ただ歓喜のままに太陽へ向かって舞い上がる。雲雀は喜びに満ちて翼を打ち、ついには我を忘れて落ちてしまうほどだ。その姿を見て詩人は激しい羨望に襲われる。喜びの中にいる者を見るだけで、自分の心は欲望のあまり砕けそうになる。
ヴァンタドゥールにとって雲雀の飛翔は、恋そのものの比喩である。十二世紀のトルバドゥールたちが歌い始めた新しい愛の感情――魂が高揚し、自分を超えていこうとする衝動が、この鳥の姿に託されている。
ここにはプラトン的な響きがある。地上の現実は儚く、永遠の理想は天上にある。愛(エロース)は魂をその理想へ押し上げる力だ。雲雀はまさに、現実を離れて高みへ向かうエロースの象徴となっている。
だからこの詩で重要なのは、雲雀という具体的な鳥ではない。飛翔の衝動そのもの、現実から理想へ跳躍する心の動きが中心にある。
しかし日本の雲雀は違う。
家持の世界には、この世と彼岸を分けるような断絶がない。雲雀は春の日差しの中を飛び、詩人はその場にとどまりながら静かに憂いへ沈んでいく。そこには超越ではなく、ただ「今ここ」の現実がある。それでも、この現実は単なる写生ではない。日本の歌に描かれる光景は、現実的でありながらどこか理想的でもある。日常の一瞬が、繰り返される型として定着し、時間を超えた趣を帯びる。
そのことをよく示すのが、山部赤人の富士の歌である。雪をいただく富士は現実の風景でありながら、天地開闢の神話に結びつけられ、永遠の姿として立ち現れる。
天地の分れし時ゆ 神さびて 高く貴き駿河なる 富士の高嶺を 天の原 ふりさけ見れば 渡る日の影も 隠らひ照る 月の光も見えず 白雲もい行きはばかり 時じくそ 雪は降りける 語り継ぎ 言ひ継ぎ行かむ 富士の高嶺は
田子の浦 ゆうち出でて見れば 真白にそ 富士の高嶺に 雪は降りける
(『万葉集』巻3-317-318)
この赤人の富士と家持の雲雀は同じだ。
家持の雲雀は目の前で飛んでいる。しかし同時に、それは春になるたびに繰り返される感情の象徴でもある。
もしこの具体的な季節の場面を取り除いてしまえば、日本の歌は味わいを失ってしまうだろう。雲雀は生きた鳥であると同時に、季節の記憶を呼び起こす存在としてコード化されている。その型があるからこそ、日本人の感受性はいつまでも新しく立ち上がる。
こうして二つの雲雀を比べると、詩の方向性の違いがはっきりしてくる。
ヴァンタドゥールの雲雀は、魂を現実から引き剥がし、理想へ向かわせる飛翔である。そこでは飛ぶこと自体が超越の比喩となる。
一方、家持の雲雀は春の光と憂愁の空気から離れない。鳥は象徴というより、季節の気配そのものとして心を語っている。日本の自然は単なる背景ではなく、感情と時間が響き合う場である。そこにこそ、和歌の美学が根づいている。
この比較から見えてくるのは、日本における自然が単に眺める対象ではないということだ。自然は時間と空間を人間と共有し、人々が心を託す親密な存在として寄り添っている。
(2)Deux alouettes, deux poétiques
Pour mettre en meilleure lumière l’idée de la nature au Japon, il peut être intéressant de mettre en regard deux poèmes, l’un japonais, l’autre français, dans lesquels une alouette s’élance vers le ciel : l’un est un waka d’Ōtomo no Yakamochi, qui aborde encore la mélancolie printanière ; l’autre fut composé au XIIᵉ siècle par Bernard de Ventadour, l’un des plus célèbres troubadours occitans.
うらうらに 照れる春日に ひばり上がり 心悲しも ひとりし思へば U-ra-u-ra-ni (5) te-re-ru-ha-ru-hi-ni (7) hi-ba-ri-a-ga-ri (6) ko-ko-ro-ka-na-shi-mo (7) hi-to-ri-shi-o-mo-he-ba (8)
Dans la clarté du jour de printemps, l’alouette s’élève, et mon cœur s’attriste quand je songe à ma solitude.
À ce chant, Yakamochi a ajouté une note pour préciser son intention en ces termes :
« Au printemps, la douce lumière du soleil s’attarde, et le chant de l’alouette résonne. Un cœur trop sensible ne se console que par le chant. C’est ainsi que j’ai composé ces vers, pour apaiser mon abattement. »
Il s’agit donc de l’atmosphère sentimentale du printemps, à laquelle s’associe étroitement l’alouette, l’un des oiseaux représentatifs de cette saison.
À l’opposé de cette alouette japonaise, celle de la France s’élève dans un espace presque abstrait, détaché de toute saison :
Quand je vois l’alouette s’élancer,
dans la joie, battant des ailes vers le soleil,
au point qu’elle s’oublie elle-même et se laisse tomber,
tant la douceur lui envahit le cœur,
Ah ! une si grande envie me prend
de quiconque je vois dans la joie,
que je m’étonne, vraiment,
que mon cœur, de désir, ne se brise pas. (traduction en français moderne)
Chez Ventadour, l’alouette s’élançant vers le ciel se révèle comme une expression du sentiment amoureux, nouveau à cette époque, et que l’on dit inventé par les troubadours du Midi de la France au XIIᵉ siècle : ce transport de l’âme qui fait « s’envoler » celui qui aime est représenté à travers la figure de cet oiseau. Celui-ci devient ainsi le symbole d’une conception de l’amour où l’être aimé est placé au-dessus de soi, comme un idéal inaccessible vers lequel on aspire.
L’ascension de l’alouette exprime un état d’exaltation comparable à celui où, sous l’effet des endorphines, le cœur s’enflamme et la raison perd son pouvoir de contrôle : un état d’oubli de soi, d’extase. En contraste avec l’alouette, le poète, lui, demeure dominé par la raison et conserve la crainte de la chute qui suit l’envol. Il ne parvient donc pas à s’abandonner pleinement à l’amour. C’est précisément pour cela qu’il envie d’autant plus le vol de l’oiseau, qui semble s’élever vers le ciel en oubliant tout, sans même redouter la chute. Une passion qui ne craint pas de tomber n’est autre que la force même de l’amour.
À la base d’une telle sensibilité se trouve un arrière-plan profondément platonicien. Platon considérait la réalité terrestre comme éphémère, vouée à disparaître, et cherchait ce qui demeure éternel. Il nomma ce lieu de l’éternité le monde des Idées : un univers idéal, immuable, hors du temps. Le mouvement qui pousse l’âme vers ce monde des Idées est précisément l’Éros, c’est-à-dire l’amour. L’alouette chantée par Ventadour devient ainsi le symbole même de cet Éros platonicien : elle s’éloigne du réel terrestre et s’élance vers les hauteurs célestes.
Dans cette perspective, ce qui importe pour la poésie, c’est l’impulsion même du vol, et non la réalité concrète de l’alouette ni l’atmosphère saisonnière dans laquelle elle vole. Si l’on considère que l’image de cet oiseau est la matérialisation d’un élan affectif qui s’envole du monde réel vers celui des Idées, alors elle devient le symbole d’une pensée abstraite.
La sensibilité japonaise, au contraire, ne procède pas d’une coupure entre ici-bas et au-delà ; elle ne repose pas sur une séparation dualiste entre le quotidien et l’idéal, entre ce monde-ci et l’au-delà. Chez Ōtomo no Yakamochi, sous le soleil printanier qui brille paisiblement, l’alouette vole, et dans cette atmosphère le cœur du poète s’enfonce dans la mélancolie : solitaire, il s’abandonne à la rêverie. Tout est concret, attaché à ce monde-ci. Rien n’est transcendant, rien n’est tourné vers l’au-delà ; au contraire, la scène représentée semble profondément ancrée dans l’ici et maintenant, à tel point que l’impression du réel compte avant tout.
Par ailleurs, remarquons un autre aspect de cette impression du réel. Paradoxalement, ce réalisme n’exclut pas une dimension idéale : en un mot, la scène décrite dans les chants japonais se révèle à la fois réaliste et idéaliste. Elle a l’apparence de la réalité quotidienne, tout à fait terrestre, mais elle est aussi un produit de l’imaginaire, créé d’après l’idée d’une scène idéale.
Pour éclairer cette particularité, difficile à saisir pour la pensée occidentale, prenons un chant long, suivi d’un chant court, composés par Yamabe no Akahito afin d’admirer la beauté éternelle du mont Fuji :
Depuis le temps où le Ciel et la Terre se séparèrent, divinement sacré, se dresse, haut et noble, dans la province de Suruga, le sommet du Fuji. Quand on lève les yeux vers l’immensité du ciel, l’éclat du soleil s’y voile, la lumière de la lune n’y paraît plus ; les nuages blancs hésitent à passer. Et toujours, en toute saison, la neige y tombe… Ainsi, de récit en récit, de parole en parole, nous le transmettrons à jamais : le haut sommet du Fuji.
Depuis la baie de Tago, je lève les yeux : tout est blanc. Sur la haute cime du Fuji, la neige est tombée. (Manyo-shu, 3-317-318)
Il est naturel de chanter la blancheur immaculée du sommet du mont Fuji, recouvert de neige tout au long de l’année. En ce sens, on peut penser qu’Akahito décrit une scène qu’il a vue de ses propres yeux, d’une manière tout à fait réaliste. Mais, d’autre part, il évoque dès le début l’origine du monde, en mettant en avant le temps de la séparation du Ciel et de la Terre. Il ouvre ainsi son long chant sur un souvenir mythique, et suggère l’idée de l’éternité plutôt que celle du temps qui passe. Si bien que la scène qui se déploie devant lui devient à la fois concrète et idéale : elle est là, comme pour toujours. Autrement dit, tout en conservant une impression de réalité, elle donne aussi celle de l’intemporel.
Pour revenir à notre alouette, il en est de même. Son vol semble se produire sous les yeux de Yakamochi, qui décrit cette scène avec simplicité, dans un registre réaliste. Mais, à l’instar du mont Fuji, cette alouette accède elle aussi à une forme d’éternité : au printemps, avec l’oiseau propre à cette saison, on éprouve une douce tristesse — et cela toujours, sans savoir pourquoi.
Si l’on retirait les éléments concrets de cette scène, ainsi que l’alouette dans le poème de Ventadour, qui n’est qu’un symbole de l’élan vers le haut, les chants japonais perdraient leur saveur et leur charge affective. Pour ainsi dire, l’alouette japonaise est à la fois vivante et codifiée, et cette codification sert précisément à rappeler une sensibilité impérissable chez les Japonais.
Ainsi, la comparaison des deux alouettes met en lumière deux orientations poétiques profondément différentes.
Chez Ventadour, l’oiseau s’élève comme le signe d’un Éros qui arrache l’âme au monde sensible pour la projeter vers un idéal inaccessible : le vol devient métaphore de la transcendance.
Chez Yakamochi, au contraire, l’alouette demeure inséparable de la clarté printanière et de l’atmosphère concrète où naît la mélancolie : elle n’est pas un symbole détaché du réel, mais une présence saisonnière à travers laquelle le cœur s’exprime.
C’est précisément cette union du sentiment et de la scène naturelle — à la fois vécue et stylisée, immédiate et pourtant toujours recommencée — qui fonde l’esthétique japonaise du waka. La nature y devient non pas un simple décor, ni l’emblème d’un au-delà, mais le lieu même où le temps, l’émotion et le monde sensible entrent en résonance.
S’il y a des points qui ne vous paraissent pas convaincants ou qui suscitent encore des interrogations, n’hésitez pas à me le faire savoir. Ce sera une bonne occasion d’approfondir davantage la réflexion et de mieux comprendre la conception japonaise de la nature.
もし納得できない点や、説得力を欠くように感じられる点があれば、ぜひお知らせください。日本における自然観という考えをより深く理解するために、さらに考察を進めるよい機会になります。