La nature dans les films d’animation du Studio Ghibli

Il est bien connu que la nature joue un rôle majeur dans les films d’animation du Studio Ghibli. C’est pourquoi, en lien avec la conception japonaise de la nature, nous allons réfléchir à la représentation de la nature chez Hayao Miyazaki à travers Nausicaa de la Vallée du VentMon voisin TotoroPrincesse MononokéLe Voyage de Chihiro et Le Château ambulant.

Dans une interview intitulée « Quarante-quatre questions posées à Hayao Miyazaki par des journalistes étrangers au sujet de Princesse Mononoké », Miyazaki répond ainsi à propos de la nature dans ses films d’animation.

 Il ne s’agit pas de reproduire fidèlement une forêt réelle, mais de représenter la forêt qui existe dans le cœur des Japonais, celle qui était déjà là au commencement du pays. (Le Livre de cours Ghibli 10 : Princesse Mononoké)

La forêt qui existe dans le cœur des Japonais est également liée à leur spiritualité.

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Zhuangzi Chaos (渾沌) et Art de vivre selon la Nature

Zhuangzi encourage à suivre la Nature sans agir de manière volontaire, c’est-à-dire à cultiver la spontanéité naturelle, afin d’atteindre le « non-agir » et l’errance insouciante ; ainsi peut-on demeurer sur « la Voie », qui est le Tao, ce processus par lequel tout naît, se métamorphose et s’efface dans l’ordre naturel du monde. Il met également en avant des pratiques de maîtrise de soi et de l’énergie intérieure, fondées sur la quiétude et l’absence de pensée.

Le conte de Hundun (渾沌), qui clôt les « chapitres intérieurs » du Zhuangzi, l’un des grands textes du taoïsme, peut être lu comme un récit condensant et éclairant l’essentiel de la pensée de notre auteur.

L’empereur de la mer du Sud s’appelait Shu (儵), celui de la mer du Nord s’appelait Hu (忽), et l’empereur du Centre était Hundun (渾沌). Shu et Hu se rencontraient parfois sur la terre de Hundun, qui les accueillait très généreusement. Shu et Hu, voulant remercier Hundun de sa bonté, dirent : « Tous les hommes ont sept orifices pour voir, entendre, manger et respirer, mais lui n’en a aucun. Essayons d’en percer. » Ils percèrent un orifice par jour, et au septième jour, Hundun mourut.

南海之帝為儵,北海之帝為忽,中央之帝為渾沌。儵與忽時相與遇於渾沌之地,渾沌待之甚善。儵與忽謀報渾沌之德,曰:「人皆有七竅 以視聽食息,此獨无有,嘗試鑿之。」日鑿一竅,七日而渾沌死。

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Kenji MIYAZAWA, Préface du Restaurant qui commande beaucoup.

Kenji MIYAZAWA (1896-1933) est un poète et conteur, profondément enraciné dans la région nordique du Japon. 

À 13 ans, il a commencé à s’intéresser à la géologie et a fait une collection de minéraux. D’autre part, il a composé des tankas, chants traditionnels en 31 syllabes (5/7/5 7/7). Ces intérêts scientifiques et littéraires marqueront les poèmes et les contes qu’il rédigera dans sa maturité.

Il s’est également intéressé aux problèmes sociaux de la paysannerie et a intégré une école supérieure d’agronomie dans l’espoir de pouvoir être utile pour la communauté agricole de sa région. 

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