Chûya Nakahara « Os »

De « Os », Kobayashi Hidéo, meilleur et pire ami de Chûya Nahahara, a fait un éloge et a affirmé que ce poème se compose uniquement de paroles de chant, dépouillé des artifices de la poésie moderne : combinaison compliquée d’images mentales, adjectifs de haute couleur, habile utilisation de mots particuliers et sensitifs, efforts pour saisir l’insaisissable, etc.

Ailleurs, Kobayashi disait que c’était un poème de la jeunesse, et non pas celui de l’enfance. 

Os

Voilà, voilà mes os,
Déchirant cette chair impure
Pleine de peines senties de mon vivant,
Lavée blanchement par la pluie,
Surgissant d’un coup, la pointe de mes os.

Ils sont sans lustre,
Ils sont vainement blancs,
Ils absorbent la pluie,
Ils sont frappé par le vent,
Ils reflètent un peu le ciel.

Lorsque j’étais en vie,
Il arrivait que ces os étais assis
au milieu de la foule dans un restaurant,
et qu’ils mangeait des légumes cuits à la vapeur, 
Si on y pense, c’est rigolot.

Voilà, voilà mes os —
Est-ce moi qui les regarde ? C’est drôle.
L’âme survit,
Elle revient auprès des os,
Les regarde-t-elle ?

Au bord d’une rivière de mon pays natal,
Debout parmi les herbes à demi fanées,
Celui qui regarde, — est-ce moi ?
Juste à la hauteur d’une pancarte,
Mes os sont blanchement en pointe.

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