Le Conte du coupeur de bambou – Histoire de la princesse Kaguya 3/10 『竹取物語』をフランス語で読む

III. Le bol de pierre de Bouddha – le Prince Ishizukuri

Au crépuscule, les prétendants se rassemblèrent comme à l’accoutumée. Certains jouaient de la flûte, d’autres chantaient, solfiaient, sifflaient ou battaient la mesure avec leur éventail. Le vieillard sortit et leur dit : « Je vous adresse mes plus profonds remerciements pour votre venue assidue en ce lieu modeste, durant toutes ces années. J’ai dit à ma fille que mes jours étaient comptés et qu’elle devait prendre une décision et choisir parmi les prétendants. Elle m’a répondu que j’avais raison, et que ces messieurs étant tous d’égale valeur, elle pourrait faire son choix si quelqu’un lui apportait l’objet de son désir. D’après cela, elle décidera à qui elle accordera sa main. Je lui ai alors répondu que c’était une bonne idée : ainsi, personne n’éprouvera de ressentiment. » Les cinq hommes acquiescèrent : « C’est ce que nous souhaitons. » Alors le vieillard rentra au fond de la maison pour transmettre cet accord à la princesse.

La princesse Kaguya dit : « Vous direz au Prince Ishizukuri que comme il y a le bol de pierre de Bouddha, il m’apportera le ramener. Et au Prince Kuramochi que dans la mer de l’Est, il y a une montagne appelée Horai, où il y a un arbre dont les racines sont d’argent, le tronc d’or et les fruits de perles blanches. Il m’en cueillir une branche. 
À un autre monsieur qu’il me donnera la robe en fourrure de rat de feu qui se trouve en Chine. Et Au Grand Conseiller Ohtomo, que comme il y a la perle aux cinq couleurs qui brille au cou du dragon, il me l’apportera. Enfin, au Moyen Conseiller Isonokami, qu’il cherche et m’apporte le coquille cabri gardé par l’hirondelle. » Le vieillard s’exclama : « Ce sont des choses bien difficiles ! Aucun de ces objets ne se trouve en ce pays. Comment leur dire une chose pareille ? » La princesse Kaguya-répondit : « Il n’est pas du tout difficile ! » Le vieillard dit « en tout cas, je le leur annoncerai ». Et il sortit pour leur dire : « ma fille dit ainsi. Montrez l’objet selon ce que je viens de dire. » En entendant cela, les princes et les hauts dignitaires dirent : « « Pourquoi ne nous a-t-elle pas simplement dit : “Ne rôdez plus autour de chez moi” ? » Et, découragés, ils s’en retournèrent tous chez eux.

Cependant, le prince Ishitsukuri, comme il lui semblait qu’une telle femme n’existait pas en ce monde, médita qu’il rapporterait quelque chose venant même du pays des Indes. Et comme il était un homme ingénieux, il se demanda comment obtenir le bol unique même en Inde, fût-ce au prix de centaines de milliers de lieues parcourues. Il fit dire à la princesse Kaguya : « Aujourd’hui, je pars pour les Indes chercher le bol de pierre. » Au bout d’environ trois années, dans un temple de montagne du district de Tōchi, dans la province de Yamato, il prit le bol placé devant Pindola Bharadvaja, noirci de suie, et, l’ayant mis dans un sac de brocart, il l’attacha à une branche de fleurs artificielles et l’apporta à la maison de la princesse Kaguya pour le lui montrer. La princesse, intriguée, regarda à l’intérieur du bol et y trouva une lettre. Elle la déplia :

« Sur les chemins de mer et de montagne, j’ai épuisé mon cœur jusqu’au bout ; devant le bol de pierre, les larmes se sont mises à couler.»

La princesse Kaguya regarda s’il y avait de la lumière, mais il n’y avait même pas l’éclat d’une luciole.

« De la rosée déposée, ce bol ne reflétait même pas la moindre lumière. Au mont Ogura, qu’allais-tu chercher ? »

Ainsi répondit-elle. Le prince jeta alors le bol à la porte et répondit à son tour par ce poème :

« Au mont Shirayama, je vous vois et crois que la lumière vient de s’éteindre ; et même en rejetant le bol (hachi), je garde encore espoir. »

Il le fit porter chez lui. Mais la princesse Kaguya ne donna plus de réponse. Comme elle ne prêta même pas l’oreille, à bout de paroles, il s’en retourna. C’est depuis lors, dit-on, que l’on dit « jeter la honte » (haji) pour désigner ce qui est honteux.


(日本語訳)

III. 仏の御石の鉢 — 石作(いしづくり)の皇子(みこ)

夕暮れになると、いつものように求婚者たちが集まってきた。ある者は笛を吹き、ある者は歌い、ある者は唱歌(しょうか)を歌い、ある者は口笛を吹き、またある者は扇で拍子を取っていた。すると翁(おきな)が出てきて、彼らにこう言った。「長年にわたり、このようなつたない住まいへ、変わらずお越しくださっていること、深く感謝申し上げます。私は娘に、自分の命も長くはないことを伝え、そのうえで決断をして、求婚者の中から誰か一人を選ぶようにと言いました。すると娘は、父上のおっしゃる通りです、と答え、そして『この方々はいずれも同じほど立派な方ばかりですから、もし誰かが私の望む品を持ってきてくださるなら、その方を選びます』と言いました。このような次第ですので、その結果によって、どなたにお嫁入りするかを決めるつもりです、と申しております。そこで私は、それはよい考えだと思いまして、このようにすれば、誰も恨みを抱くことはないでしょう、と申し上げました。」五人の男たちはうなずいて言った。「それが我々の望むところです。」すると翁は奥へ戻り、この同意をかぐや姫に伝えに行った。

かぐや姫は言った。「石作の皇子には、仏の御石(みいし)の鉢(はち)があるので、それを取って持って来るようにお伝えください。車持皇子には、東の海に蓬莱(ほうらい)という山があり、そこには根が白銀(しろがね)、茎が黄金、実が白い玉でできた木があります。その枝を一つ取って来るようにお伝えください。別の方には、火鼠(ひねずみ)の皮衣(かわぎぬ)を唐土(とうど)から持って来るようにお伝えください。大伴の大納言には、龍(たつ)の首にかかるという五色に輝く玉を持って来るようにお伝えください。そして石上の中納言には、燕が守っているという子安貝(こやすがい)を探して持って来るようにお伝えください。」翁は思わず声を上げた。「なんと難しいことをおっしゃるのですか!そのような物はこの世にあるとも思えません。どうしてそのようなことをお伝えできましょうか。」すると、かぐや姫は言った。「少しも難しいことではありません。」翁は「いずれにしても、お伝えするしかありません」と答え、外へ出て彼らにこう告げた。「娘はこのように申しております。先ほど申し上げた品を、それぞれお持ちください。」それを聞いた五人の皇子や高官たちは言った。「どうして最初から、『もう私のもとに近づかないでください』とおっしゃらなかったのか。」そう言って、皆ががっかりして帰っていった。

石作の皇子は、この世にこんな女性がいるはずはないと思い、天竺(てんじく)まで行ってでも何かを持ち帰ろうと心に決めた。もともと機転のきく人物であったので、たとえ何十万里を旅することになっても、天竺でさえも唯一の鉢を手に入れる方法を考えたのである。そしてかぐや姫に使いを出して言った。「今日、私はインドへ石の鉢を探しに出発します。」それからおよそ三年後、彼は大和国の十市(といち)の郡にある山寺で、賓頭盧(びんづる)の前に置かれていた鉢を見つけた。それは煤で黒くなっていた。それを錦の袋に入れ、造花の枝に結びつけて飾り、かぐや姫のもとへ持って行き、見せた。かぐや姫は不思議に思い、鉢の中をのぞくと、そこに一通の手紙が入っていた。それを広げて読むと、次のような歌があった。

――海山の 道に心を つくし果てな いしの鉢の 涙ながれけり
(山や海の道を旅して、心をすり減らし、ついには石の鉢の前で涙があふれた。)

かぐや姫は、その鉢に光があるかどうか確かめたが、蛍の光ほどの輝きすらなかった。

―― おく露の 光をだにも やどさまし 小倉の山にて 何求めけむ
(露に濡れたその鉢は、わずかな光さえ映さない。小倉の山で、いったい何を求めていたのすか。)

と、かぐや姫は歌で返した。すると皇子は鉢を門口に投げ捨て、次の歌を返した。

――白山(しらやま)に 逢へば光の 失(う)するかと 鉢(はち)を捨てても 頼まるるかな
 (白山にあなたを見て、光はすでに消えたと思った。たとえこの鉢を捨てても、なお望みは捨てていない。)

その後、鉢は彼の家に持ち帰られた。しかし、かぐや姫はそれ以降まったく返事をしなかった。いくら呼びかけても取り合わず、ついに皇子はあきらめて帰っていった。このことから、(面目ないことを)「はぢを捨つ」という言い方が生まれたのだと言われている。

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