
II. Les demandes en mariage des prétendants
Ces hommes erraient, égarés, dans des lieux délaissés, mais leurs recherches ne semblaient pouvoir aboutir à rien. Ils tentaient de parler aux gens de la maison, mais on ne leur prêtait aucune attention. Nombreux étaient les fils de bonne famille qui ne quittaient pas les environs, y passant jours et nuits. Les moins obstinés finirent par se dire : « Ces démarches sans effet ne mènent à rien », et cessèrent de venir.
Cependant, parmi eux, cinq hommes réputés pour leur galanterie gardaient le cœur agité et continuaient de venir jour et nuit. Il s’agissait du prince Ishizukuri, du prince Kuramochi, du ministre de la Droite Abe no Mimuraji, du grand conseiller Ōtomo no Miyuki et du moyen conseiller Isonokami no Marotaka. À la seule idée qu’une femme est belle — même si elle ne l’est que médiocrement — ils désiraient la posséder ; à plus forte raison, s’agissant de la princesse Kaguya, ils espéraient l’épouser, à tel point qu’ils pensaient à elle au point que la nourriture ne passait plus dans leur gorge, et rôdaient autour de sa demeure, bien que cela semblât vain. Ils envoyaient des lettres d’amour, mais la princesse n’y répondait jamais. Ils écrivaient des poèmes de lamentation, tout en sachant que cela resterait sans effet. Lorsque, au mois du gel (les onzième et douzième mois,), la neige de la fin d’année tombait et que la glace se formait, ou lorsque, au mois sans eau (le sixième mois), le soleil brillait sur eux et que l’orage éclatait, ils venaient sans faillir. Parfois, ils appelaient le vieux coupeur de bambou et le suppliaient : « Donnez-moi votre fille ! », se prosternant devant lui et se frottant les mains. Mais le vieillard répondait : « Comme elle n’est pas mon enfant de sang, elle ne fait pas comme je le voudrais. » Les jours et les mois passaient ainsi. Ces hommes rentraient alors chez eux, s’abîmaient dans leurs pensées, adressaient des prières aux dieux et faisaient des vœux, mais leur passion ne se calmait pas. Pensant que le vieillard ne la laisserait pas sans la marier, ils continuaient d’espérer. Et, pour afficher une détermination sans faille, ils ne cessaient d’errer aux alentours.

Voyant une telle situation, le vieillard dit à la princesse Kaguya : « Ma chère enfant, bien que vous soyez une personne d’incarnation bouddhique, la pensée de moi qui vous ai élevée jusqu’à cet âge est hors du commun. Écouteriez-vous ce que ce vieil homme a à vous dire ? » La princesse Kaguya répondit : « Comment pourrais-je ne pas suivre tout ce que vous dites ? Je ne savais pas être un être d’incarnation, et je vous aime tout comme mon propre père. » Le vieillard s’en réjouit : « Quel bonheur de vous entendre dire cela ! Écoutez, j’ai plus de soixante-dix ans et j’ignore si je mourrai aujourd’hui ou demain. Dans ce monde, les hommes s’unissent aux femmes et les femmes aux hommes ; c’est ainsi que la maison prospère. Comment pourrait-il être bon de ne pas se marier ? » La princesse Kaguya répliqua : « Pourquoi ferais-je une telle chose ? » — « Même si vous êtes une personne d’incarnation, vous habitez un corps de femme. Tant que je suis en vie, vous pourrez rester célibataire, mais ces hommes viennent depuis des années avec une telle ardeur. Prenez une résolution et mariez-vous avec l’un d’eux. » La princesse Kaguya répondit alors : « Je ne suis pas belle, et si je venais à m’attacher à un homme sans connaître la profondeur de son amour, et s’il avait un autre amour, j’en éprouverais certainement du regret. Même s’ils sont les plus grands seigneurs du monde, je ne peux pas me marier sans éprouver la sincérité du sentiment. » Le vieillard approuva : « Vous parlez bien selon votre pensée. Mais alors, quel genre d’homme ayant une telle sincérité souhaiteriez-vous épouser ? Ces messieurs semblent avoir une volonté bien peu commune. » La princesse Kaguya dit : « Quelle profondeur de sentiment devrais-je exiger de voir ? C’est une chose bien simple. Comme l’amour conçu par ces messieurs semble être égal, comment pourrait-on savoir la profondeur ou le manque de profondeur ? Parmi ces cinq seigneurs, celui qui pourra me montrer la chose que je désire voir l’emportera par son amour, et je lui servirai. Je vous prie de le leur annoncer. » « C’est entendu », accepta le vieillard.
日本語訳
II. 貴公子たちの求婚
これらの男たちは、見失い、途方に暮れて、人に顧みられぬ場所にさまよっていたが、しかし彼らの探求は、何らの結果にも至り得ないように思われた。彼らはその家の人々に話しかけようと試みたが、しかし何の注意も払われなかった。多くの良家の子息たちが、そのあたりを離れず、そこに日夜を過ごしていた。最も執拗でない者たちは、ついに「これらの無効な試みは何にも至らない」と自らに言うに至り、そして通って来ることをやめた。
かかるありさまを見て、翁はかぐや姫に言った、「いとしき我が子よ、たとえあなたが仏の化身なる人であるにせよ、この齢まであなたを育ててきた私の思いは、ただならぬものでございます。この老いぼれの申すことを、お聞きいただけますでしょうか。」かぐや姫は答えて言った、「どうしてあなたの仰せになることに従わないことがありましょうか。私は自分が化身なる存在であるとは存じませんでしたし、あなたを実の父のようにお慕いしております。」翁はこれを喜んで、「それをそのようにおっしゃっていただけるとは、まことに嬉しきことでございます。よくお聞きください、私はすでに七十を過ぎ、今日死ぬか明日死ぬかもわかりません。この世では、男は女と結ばれ、女は男と結ばれます、かくして家は栄えるものでございます。どうして婚姻せぬことがよいことでありましょうか。」かぐや姫は言い返した、「どうしてそのようなことをしなければならないのでしょうか。」――「たとえあなたが化身の人であるとしても、女の身を宿しておられます。私が生きている間は、独りでおられてもよろしいでしょうが、これらの男どもは、年を経てこのように熱心に通ってきております。どうか決心をなさって、その中の一人とご結婚なさってください。」かぐや姫はそこで答えて、「私は美しくもございませんし、もし一人の男に、その愛の深さを知らぬままに心を寄せ、しかもその男にほかの恋があったならば、きっと後悔いたしますでしょう。たとえこの世で最も高い身分の殿上人たちであろうとも、その情の誠を確かめずしては、結婚することはできません。」翁はこれをよしとして、「まことに、あなたのお考えにかなっております。しかしそれでは、そのような誠の心を持つ男として、どのような者をお望みになってお嫁ぎになるおつもりでしょうか。これらの殿たちは、いずれもただならぬ志を持っているように見えますが。」かぐや姫は言った、「どれほどの情の深さを求めて見ればよいのでしょうか。それはきわめてたやすいことでございます。これらの殿たちの抱く恋は等しく見えるのですから、どうしてその深浅を知ることができましょうか。この五人の殿のうち、私が見たいと思うものを見せてくださる方が、その愛によって勝る方であり、私はその方にお仕えいたしましょう。そのようにお伝えください。」――「承知いたしました」と翁は引き受けた。
かかるありさまを見て、翁はかぐや姫に言った、「いとしき子よ、たとえあなたが仏の化身なる人であるにせよ、この齢まであなたを育ててきたこの私の思いは、ただならぬものでございます。この老いぼれの申すことを、お聞きいただけますでしょうか。」かぐや姫は答えて言った、「どうしてあなたの仰せになることに従わないことがありましょうか。私は自分が化身なる存在であるとは存じませんでしたし、あなたを実の父のようにお慕いしております。」翁はこれを喜んで、「それをそのように言っていただけるとは、何よりの幸せでございます。よくお聞きください、私はすでに七十を過ぎ、今日死ぬか明日死ぬかもわかりません。この世では、男は女と結ばれ、女は男と結ばれます、かくして家は栄えるものでございます。どうして婚姻せぬことがよいことでありましょうか。」かぐや姫は言い返した、「なぜそのようなことをしなければならないのでしょうか。」――「たとえあなたが化身の人であるとしても、女の身を宿しておられます。私が生きている間は、独りでおられてもよろしいでしょうが、これらの男たちは、年を経てこのように熱心に通ってきております。どうか決心をなさって、その中の一人とご結婚なさってください。」かぐや姫はそこで答えて、「私は美しくもございませんし、もし一人の男に、その愛の深さを知らぬままに心を寄せ、しかもその男にほかの恋があったならば、きっと後悔いたしましょう。たとえこの世で最も高い身分の殿上人たちであろうとも、その情の誠を確かめずしては、結婚することはできません。」翁はこれをよしとして、「まことに、あなたの思うところにかなっております。しかしそれでは、そのような誠の心を持つ男として、どのような者を望んでお嫁ぎになるおつもりでしょうか。これらの殿たちは、いずれもただならぬ志を持っているように見えますが。」かぐや姫は言った、「どれほどの情の深さを求めて見ればよいのでしょうか。それはきわめてたやすいことでございます。これらの殿たちの抱く恋は等しく見えるのですから、どうしてその深浅を知ることができましょうか。この五人の殿のうち、私が見たいと思うものを見せてくださる方が、その愛によって勝る方であり、私はその方にお仕えいたします。そのようにお伝えください。」――「承知いたしました」と翁は引き受けた。