Réseaux sociaux : le business des influenceurs mieux encadré
Des publicités pour l’alcool, des jeux d’argent et des paris en ligne en toute impunité. Jusqu’ici, rien ou presque ne limitait ces abus sur les réseaux sociaux. De la promotion cachée à l’arnaque à grande échelle, les risques pouvaient être sérieux, car les 150 000 influenceurs recensés en France cumulent des millions de vues. Et derrière les écrans, un public parfois fragile.
Désormais, le marketing d’influence va devoir se réguler. “Il s’agit ici de protéger le consommateur, parce qu’en particulier chez les jeunes, ils n’ont aucun moyen de savoir si les produits et les services recommandés par les influenceurs sont de bonne ou de mauvaise qualité “, explique Stéphanie Laporte, experte des réseaux sociaux.
Les publicités pour de l’alcool devront respecter les mêmes règles que pour la télévision. La promotion de la chirurgie esthétique sera interdite, de même pour le tabac. Interdit aussi d’utiliser des filtres qui améliorent artificiellement le visage lorsque l’on fait la promotion d’une crème par exemple.
Récemment, les ordinateurs ont fabriqué des images tellement réalistes que de nombreux internautes se sont fait avoir. Par exemple, Donald Trump est arrêté de force par la police, il résiste, son fils s’interpose, mais rien n’y fait, l’ex président américain finit en prison. Ce roman-photo en 50 épisodes à de quoi convaincre, d’autant que Donald Trump lui-même a annoncé son arrestation. Résultat, plus de cinq millions de vues pour ces images en deux jours. Évidemment, tout est faux.