Le Conte du coupeur de bambou – Histoire de la princesse Kaguya 7/10 『竹取物語』をフランス語で読む

La cauri de l’hirondelle — Le Moyen Conseiller Isonokami no Marotaka

Le Moyen Conseiller Isonokami no Marotaka ordonna aux serviteurs de sa maison : « Si une hirondelle fait son nid, prévenez-moi. » Ils lui demandèrent : « Dans quel but cela doit-il être fait ? » Il répondit : « C’est afin de me saisir du cauri que l’hirondelle porte en elle. » Les serviteurs répliquèrent : « Nous avons tué et ouvert quantité d’hirondelles, mais nous n’avons jamais trouvé une telle chose dans leur ventre. Cependant, peut-être est-ce au moment où elles pondent qu’elles le font sortir ? Mais, dès qu’un humain regarde, l’objet disparaît aussitôt », dirent-ils. Un autre homme suggéra : « Sur les poutres du bâtiment où l’on cuit le riz au Bureau de l’Intendance, il y a des nids d’hirondelles dans chaque trou. Envoyons-y des hommes vigoureux, et faisons-les monter sur des échafaudages pour guetter. Bien des hirondelles y pondront. Là, vous pourrez alors saisir le caubri. » Le Conseiller, ravi, s’exclama : « Que c’est bien ! Je l’ignorais tout à fait. Voilà une merveilleuse proposition ! » Et il envoya une vingtaine d’hommes fidèles pour les installer sur des échafaudages.

Depuis sa demeure, il envoyait sans cesse des messagers pour demander : « Avez-vous pris le cauri ? », cherchant à savoir où en était l’affaire. On lui répondit : « Les hirondelles, effrayées par le grand nombre de personnes là-haut, ne reviennent plus au nid. » En entendant cela, le Conseiller se demandait que faire. À ce moment-là, un vieillard nommé Kuratsumaro, fonctionnaire du bureau, lui dit : « Si vous voulez vraiment prendre le cauri, je vais vous donner un bon conseil. » Le Conseiller s’approcha de lui, face à face, pour l’écouter.

Kuratsumaro déclara : « Votre manière de procéder pour prendre le cauri est mauvaise. Ainsi, vous n’y parviendrez jamais. Comme il y a vingt hommes qui montent avec fracas sur les échafaudages, les oiseaux n’osent pas s’en approcher. Ce qu’il faut faire, c’est les démonter et que tout le monde se retire. On placera ensuite un seul homme de confiance dans un panier d’osier, muni d’une corde. Au moment où l’oiseau pondra, on tirera la corde vers le haut et on s’emparera du cauri d’un seul coup. » « Excellent ! » s’exclama le Conseiller, et l’on détruisit les échafaudages tandis que tout le monde rentrait.

Le Conseiller demanda à Kuratsumaro : « Comment savoir quand l’hirondelle pond pour hisser l’homme ? » Celui-ci expliqua : « Quand l’hirondelle est sur le point de pondre, elle dresse la queue et tourne sept fois sur elle-même. C’est précisément au moment de son septième tour qu’il faut hisser le panier et s’emparer du cauri. » Le Conseiller en fut ravi et, sans en informer grand monde, il se rendit secrètement au bureau, se mêla aux serviteurs et leur fit poursuivre la capture jour et nuit.

Il se réjouit des paroles de Kuratsumaro et lui dit : « Bien que vous ne soyez pas à mon service, vous exaucez mon souhait, et je vous en suis reconnaissant. » Il ôta alors son vêtement et le lui offrit, ajoutant : « Revenez ce soir dans ce pavillon. » Puis il le laissa partir.

Lorsque la nuit fut tombée, il se rendit au pavillon et constata qu’en vérité l’hirondelle y avait bien construit son nid. Comme Kuratsumaro l’avait dit, elle tournait sur elle-même en levant la queue. Il fit monter un homme dans un panier et le hissa pour qu’il cherche le cauri à tâtons dans le nid. Mais celui-ci dit : « Il n’y a rien. » Le Conseiller lui répondit : « Tu cherches mal. », s’emporta et pensa qu’il n’y avait personne sur qui compter. Il déclara alors : « Je vais monter moi-même pour chercher. », monta dans le panier et fut hissé pour guetter dans le nid. Voyant l’hirondelle lever la queue et tourner sans cesse sur elle-même, il tendit la main pour chercher. Il sentit alors quelque chose de plat dans sa paume et s’écria : « Je tiens l’objet ! Redescendez-moi maintenant. Vieillard, je l’ai fait ! »

Les serviteurs s’assemblèrent, essayèrent de le faire descendre et tirèrent trop fort sur la corde. Celle-ci se rompit et le Conseiller tomba à la renverse sur un immense chaudron à trépied. Frappés de stupeur, ils accoururent pour le secourir. Il avait les yeux révulsés et semblait épuisé. On lui versa de l’eau dans la bouche. Lorsqu’il finit par reprendre son souffle, on le descendit du chaudron en le soutenant par les mains et les pieds. « Comment vous sentez-vous ? » demanda-t-on. D’une voix entrecoupée, il murmura : « Je reprends un peu mes esprits, mais je ne peux plus bouger les hanches. Pourtant, je suis heureux car je tiens sûrement le cauri. Apportez une torche, que je voie ce coquillage. » Il leva alors la tête et ouvrit la main… pour découvrir qu’il serrait une vieille fiente d’hirondelle. En voyant cela, il s’écria : « Ah ! Quel coquillage perdu ! » C’est depuis lors que l’on dit « pas de coquillage » pour désigner une mésaventure qui n’en valait pas la peine.

Ayant constaté que ce n’était pas le cauri, il se sentit de plus en plus mal ; il ne pouvait même plus tenir dans le couvercle d’un coffre à laque, à ce point que ses hanches étaient brisées. Il voulut cacher aux gens qu’il était tombé malade à cause de ses actes puérils. Mais ce souci aggravant sa maladie, il s’affaiblit extrêmement. Plus que le fait de ne pas avoir obtenu le cauri, il souffrait à l’idée que l’on viendrait à le savoir et que l’on rirait de lui ; et plus encore que la mort, c’était la rumeur des gens qui lui faisait honte.

Apprenant la nouvelle, la princesse Kaguya lui envoya ce chant en guise de consolation : 

« Les années ont passé, et sur la rive de Suminoe où nulle vague n’approche, il n’est plus la peine de vous attendre ; est-ce donc la vérité ? »

Le messager rapporta le poème et le lut à haute voix à l’oreille du Conseiller. Alors, celui-ci, bien que consumé par la détresse jusqu’à son dernier souffle, leva la tête, se fit apporter du papier, et parvint tant bien que mal à composer sa réponse : 

« Puisque j’ai eu la peine de vous offrir le coquillage, pourquoi ne sauveriez-vous pas ma vie, moi qui me meurs d’être consumé ? » 

À peine eut-il fini de tracer ces mots qu’il rendit l’âme. En l’apprenant, la princesse Kaguya éprouva une pointe de pitié. C’est depuis lors que l’on dit, pour évoquer une issue tant soit peu heureuse, que « le coquillage existe » .



(日本語訳)

燕の子安貝 — 石上のまろかた

中納言・石上のまろたかは、屋敷の従者たちにこう命じました。 「もし燕が巣を作ったら、私に知らせよ。」 従者たちが「いったい何のためにそのようなことをなさるのですか」と尋ねると、中納言はこう答えました。 「燕がその体内に持っているという、子安貝を手に入れるためだ。」 すると従者たちはこう言い返しました。 「私どもはこれまで、たくさんの燕を殺してはその腹を割いてみましたが、そのようなものを腹の中に見たことは一度もございません。しかしながら、あるいは燕が卵を産み落とすその瞬間にだけ、それを(体内から)出すのでしょうか。ですが、人間がそれを見たが最後、そのお宝はたちまち消え失せてしまう、とも言われておりますが……」

そこへ、別の者がこのように進言しました。 「大炊寮(おおいづかさ/宮中の炊事処)の建物の梁(はり)には、どこの隙間にも燕が巣を作っております。そこに屈強な男たちを送り込み、足場を組んで登らせて、じっと見張らせるのです。そこなら多くの燕が卵を産むでしょう。そうすれば、中納言様も子安貝をきっと手に入れることができます。」 中納言は大喜びして叫びました。 「なんと素晴らしい思いつきだ! 私はそんなことを全く知らなかった。これこそ最高の提案だ!」 そして、信頼のおける従者二十人ほどを送り込み、彼らを足場の上に配置させました。

中納言は自分の屋敷から、絶え間なく使者を送り込んでは「子安貝は取れたか?」と問い質し、状況を探らせました。しかし、現場からはこのような報告が返ってきました。 「上にあまりにも大勢の人間がひしめいているので、燕どもが怯えてしまい、一向に巣へ戻ってまいりません。」 これを聞いた中納言は、どうしたものかと頭を抱えてしまいました。

その時、その役所の官人で、くらつまろという名の老人が進み出てこう言いました。 「もし本当に子安貝をお取りになりたいのでしたら、良い知恵を授けましょう。」 中納言は身を乗り出し、老人と膝を突き合わせてその言葉に耳を傾けました。

くらつまろは言いました。 「中納言様、子安貝を取ろうとされるそのやり方がよろしくありません。それでは決して手に入りませぬ。二十人もの男たちが足場の上でドタバタと騒ぎ立てていては、鳥どもが恐れて近づくはずがございません。なすべきことは、あの足場をすべて解体し、全員を退散させることです。その上で、細綱をつけた大きな竹籠の中に、信頼できる男を一人だけ乗せて待機させるのです。そして鳥が卵を産み落とすその瞬間に、一気に綱を上へと引き上げて、子安貝をガッと掴み取るのです。」 「それだ!」と中納言は叫び、すぐに足場を壊させて、男たちを全員引き揚げさせました。

中納言はくらつまろに尋ねました。 「しかし、燕が卵を産む瞬間をどうやって見極めて、籠を引き上げればよいのだ?」 老人は説明しました。 「燕は卵を産み落とそうとするとき、尾をピンと立てて、その場でくるくると七回回る習性がございます。まさにその七回目の回転の瞬間こそ、籠を引き上げ、子安貝を掴み取るべき好機でございます。」 中納言はこれにすっかり大満足し、周囲にはあまり大袈裟に知らせぬよう、密かにその役所へと赴きました。そして自ら従者たちに混じって、昼も夜も捕獲の指揮を執り続けたのでした。

中納言はくらつまろの言葉にすっかり大喜びし、「お前は私の家の従者ではないというのに、私の願いを叶えてくれた。本当に感謝する」と言いました。そして、自分が着ていた上着を脱いで老人へ褒美として与え、「今夜、またこの役所の建物へ戻ってまいれ」と言い含めて、その場を去らせました。

夜になると、中納言はふたたび建物へと赴き、確かに燕がそこに巣を作っているのを確認しました。倉津麻呂が言った通り、燕は尾を立てて、巣の上をくるくると回っています。中納言は従者を籠に乗せ、上へと引き上げさせて巣の中を手探りで探らせました。しかし、従者は「何もございません」と言います。中納言は「お前の探し方が悪いのだ!」と激怒し、やはり他人に頼っていては駄目だと思い直しました。そして「私が自ら登って探そう」と言い、自ら籠に乗り込んで引き上げさせ、巣の中をじっと見張りました。燕が尾を立ててせわしなく回るのを見て、中納言がすっと手を伸ばして探ると、手のひらに何か平たいものが触れました。中納言は叫びました。 「掴んだぞ! すぐに私を降ろせ! 翁よ、ついにやったぞ!」

従者たちが群がり、中納言を降ろそうと綱を引いたその時、あまりに力が入りすぎて、無情にも綱がぷつりと切れてしまいました。中納言は真っ逆さまに落下し、そこにあった巨大な大釜(三脚付きの熱い釜)の上へと背中から激しく叩きつけられました。従者たちは驚愕し、大慌てで救い出しに駆け寄りました。中納言は目を回し、息も絶え絶えの様子です。口に水を注ぎ込まれ、ようやく息を吹き返した中納言を、従者たちは手足を行儀よく支えて大釜から降ろしました。 「お体に障りはございませんか」と皆が尋ねると、中納言はかろうじて息を弾ませながら、こう呟きました。 「少しだけ気は確かになったが、腰が全く動かぬ……。だが、私は幸せだ。なぜなら、この手の中に間違いなく子安貝を掴んでいるのだからな。松明(たいまつ)を持ってこい、この貝を拝ませてくれ。」 中納言は頭を持ち上げ、そっと手のひらを開きました。……しかし、そこに握りしめられていたのは、干からびた古い燕の糞(ふん)だったのです。 それを見た中納言は、叫び声を上げました。 「ああ! なんということだ、貝(甲斐)が消え失せてしまった!」 期待外れの散々な結末に終わることを、世間で「甲斐なし(貝なし)」と言うようになったのは、まさにこの出来事からでした。

それが子安貝ではなかったと知った途端、中納言の体調はみるみる悪化していきました。腰の骨が完全に砕けてしまっており、漆塗りの葛籠(つづら)の蓋に寝かせて運ぶことすらできないほどでした。中納言は、自分がこのような子供じみた真似をしたせいで病に倒れたのだということを、世間にどうしても隠したがりました。しかし、その心労がさらに病を重くし、彼は極限まで衰弱してしまいました。子安貝を手に入れられなかったこと以上に、この顛末が世間に知れ渡って笑いものにされること、そして死ぬこと以上に、世間の噂話の標的になることが、中納言にとっては恥ずかしくてたまらなかったのです。

(中納言が危篤であるという)知らせを聞くと、かぐや姫は彼に慰めとして、このような歌を送りました。

年を経て 浪立ち寄らぬ 住江の まつかひなしと 聞くはまことか
(あなたが子安貝を求めて旅立ってから何年もの歳月が流れました。けれど、決して波の寄せない住の江の浜辺のように、あなたを待っていても無駄(貝なし)だったというのは、果たして本当のことなのでしょうか。)

使者はその歌を持ち帰り、中納言の耳元で大きな声で読み聞かせました。すると中納言は、最期の息を引き取る寸前まで苦痛に身を焦がされながらも、なんとか頭を持ち上げ、紙を持ってこさせると、瀕死の力を振り振り絞ってようやく返歌を詠んだのでした。

かひはかく ありけるものを わびはてて 死ぬる命を すくひやはせぬ
(あなたに捧げるためにこれほどの辛苦をなめてまで貝を手に入れたのですから、どうして私の命を救ってくださらないことがありましょうか。私は今、あなたへの想いと苦しみのゆえに、すっかり擦り切れて死のうとしているのですから。)

この言葉を筆で認め終わるやいなや、彼は息を引き取りました。これを知ったかぐや姫は、かすかに哀れみの情(あはれ)を覚えるのでした。
世間で、何かほんの少しでも救いのある結末(思い通りになること)を指して、「甲斐(貝)がある」と言うようになったのは、まさにこの時からです。

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